<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?>
<rss version="2.0"
	xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"
	xmlns:wfw="http://wellformedweb.org/CommentAPI/"
	xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/"
	xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom"
	xmlns:sy="http://purl.org/rss/1.0/modules/syndication/"
	xmlns:slash="http://purl.org/rss/1.0/modules/slash/"
	>

<channel>
	<title>JEROME GUITTON - LECTURES DANS LA SOLITUDE DE L&#039;ECRITURE &#187; 00-prologue</title>
	<atom:link href="http://www.jerome-guitton.info/wordpress/?cat=12&#038;feed=rss2" rel="self" type="application/rss+xml" />
	<link>http://www.jerome-guitton.info/wordpress</link>
	<description></description>
	<lastBuildDate>Thu, 02 Apr 2026 10:23:01 +0000</lastBuildDate>
	<language>en</language>
	<sy:updatePeriod>hourly</sy:updatePeriod>
	<sy:updateFrequency>1</sy:updateFrequency>
	<generator>http://wordpress.org/?v=3.0.3</generator>
		<item>
		<title>4 thèses sur cette pratique littéraire</title>
		<link>http://www.jerome-guitton.info/wordpress/?p=560</link>
		<comments>http://www.jerome-guitton.info/wordpress/?p=560#comments</comments>
		<pubDate>Wed, 01 Dec 2010 16:05:17 +0000</pubDate>
		<dc:creator>jeromegu</dc:creator>
				<category><![CDATA[00-prologue]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.jerome-guitton.info/wordpress/?p=560</guid>
		<description><![CDATA[Les thèses qui seront développées ici ne serviront pas à constituer une théorie générale, empiriquement vérifiable, de la littérature ; elles auront, plutôt, l&#8217;ambition de fonder une pratique particulière &#8211;qui se trouve être la mienne, mais aurait pu être celle de n&#8217;importe qui. Proposition 1: Les origines d&#8217;une pratique littéraire, issues des autres œuvres, constituent [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Les thèses qui seront développées ici ne serviront pas à constituer une théorie générale, empiriquement vérifiable, de la littérature ; elles auront, plutôt, l&#8217;ambition de fonder une pratique particulière &#8211;qui se trouve être la mienne, mais aurait pu être celle de n&#8217;importe qui.</p>
<p><strong>Proposition 1: Les origines d&#8217;une pratique littéraire, issues des autres œuvres, constituent une constellation de moments rares.</strong></p>
<p>Cette thèse s&#8217;oppose à l&#8217;idée que les œuvres vaudraient en tant qu&#8217;elles constitueraient des points de vue ou des expressions particulières. Pour point de départ, elle pose que la pratique littéraire se base sur <a href="http://www.jerome-guitton.info/wordpress/?page_id=11">des sensations de lectures</a>, qui sont en exception des expressions et représentations.</p>
<p><strong>Proposition 2: Une pratique littéraire peut se fonder sur des pratiques extérieures (e.g. mathématique, logique, politique, philosophie) pour autant qu&#8217;elles révèlent des entraves à sa logique propre.<br />
</strong></p>
<p>Ce que cette thèse nie, ce que l&#8217;on puisse transposer tels quels, en littérature, des concepts qui se déploient dans des domaines étrangers. En s&#8217;appropriant ces concepts, la littérature les soumet à sa propre loi, les déforme, montrant ainsi son incapacité à les incorporer sans perte ; ce qui n&#8217;est pas une faiblesse ; plutôt le signe que la cohérence de ces mondes repose sur des lois différentes. Les plus aiguës de leurs conséquences ne sont pas solubles ; et, dans cette impuissance à les absorber, se révèlent des <a href="http://www.jerome-guitton.info/wordpress/?page_id=39">obstacles</a> à notre propre pratique auxquels il faudra se mesurer.</p>
<p><strong>Proposition 3: Obstacles comme moments rares sont objectivables, et peuvent être soumis à l&#8217;analyse.</strong></p>
<p>Contre l&#8217;appel idéaliste à ineffable ou l&#8217;injonction critique de se taire, cette proposition suggère qu&#8217;il faut chercher dans les textes les indices de ce qu&#8217;ils permettent. <a href="http://www.jerome-guitton.info/wordpress/?page_id=17">Ce travail d&#8217;analyse</a> aura deux effets : il soutiendra l&#8217;existence d&#8217;une sensation face à ceux qui n&#8217;y auront rien vu ; il donnera quelques fragiles points de départ pour des œuvres nouvelles.</p>
<p><strong>Proposition 4: Une pratique littéraire se fonde sur des décisions, des principes, dont seules les conséquences valident la prise.</strong></p>
<p>La seule présence de ces quatre thèses repose sur cette proposition.</p>
<p>Ce n&#8217;est pas de la validité en soi <a href="http://www.jerome-guitton.info/wordpress/?page_id=23">d&#8217;une décision</a> qu&#8217;il faut discuter, mais bien de son effet sur l&#8217;œuvre, de ce qu&#8217;elle lui permet. Si l&#8217;on soutient par exemple que les sensations sont rares, une étude cognitive ou statistique des sensations de lecture ne nous apprendra rien pour la pratique ; au contraire, sur l&#8217;affirmation de ce principe, et sur la présence conjointe d&#8217;un filtre exigeant, une œuvre se construira fermement ou se constituera en désastre. On ne pourra pas déterminer le résultat a priori ; il faudra prendre un risque.</p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.jerome-guitton.info/wordpress/?feed=rss2&amp;p=560</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
	</channel>
</rss>
